Madrid

Publié le 30 Septembre 2014

Merci pour vos messages d'encouragement dans mon périple! Aujourd'hui, je devais aller de Montpellier à Port-Bou, où démarrait mon sentier de grande randonnée. Mais vous l'avez compris, le chemin était coupé au milieu. Hier soir et ce matin j'ai étudié toutes les options qui s'offraient à moi pour la suite du séjour. Rester ici...moyen, vu les prévisions. Remonter au nord...bof, je ne voyais pas trop où aller faire de la randonnée. Passer par la voie maritime...impossible, il n'y a pas de bateau dans cette direction. Louer une voiture...raté car je n'ai pas pris mon permis de conduire avec moi. Je n'avais donc plus d'autre choix que de passer par la voie des airs. Et dire que j'ai pris le train exprès pour éviter ça... J'ai donc acheté mon billet pour Marseille - Madrid. Seul vol possible opéré par: Ryanair. Pfff, au moins j'ai des choses à raconter. Ce vol lowcost nécessitait de faire l'enregistrement sur internet et d'imprimer le billet soi-même. Hyper pratique quand on dispose uniquement de son téléphone! J'ai commencé par prendre ma douche pour me détendre avant cette épreuve. À peine habillée, j'ai entendu quelqu'un qui tentait d'ouvrir ma porte. Je m'en suis approchée et l'ai deverouillée, avant de découvrir 3 femmes qui me disent être les femmes de ménage. Elles voulaient récupérer leurs clés pour nettoyer les studios. Tiens donc! Après leur départ, j'ai passé à la commande de mon vol sur mon mini écran de téléphone puis je suis descendue pour rendre ma clé à la réception et demander s'il était possible de faire imprimer mon billet d'avion. C'eut été trop facile, la réceptionniste m'a rétorqué que ca ne faisait pas partie du service. Mais sur ma demande, elle m'a indiqué un café internet au centre-ville. Trop aimable. Avec tout ça, je commençais à avoir faim (le petit- dej n'était pas non plus dans le service). J'ai rejoins le centre où j'ai trouvé des halles marchandes. J'ai pris un yaourt au lait de brebis, une pomme et un gros cake végétalien noisettes figues champignons. J'aime bien vous dire ce que je mange, parce que ca fait partie de l'aventure Marie-Evienne! :-) Tout était délicieux mais j'avais tellement faim que j'ai avalé ça en 3 minutes sur un banc sans vraiment savourer. J'ai ensuite trouvé le café internet, où, trop incroyable, j'ai pu imprimer sans problème mon billet. J'ai poursuivi ma matinée par la visite de la ville que je connaissais déjà pour y être venue avec Arnaud juste après mon examen finale en 2011. Comme à l'époque, j'ai dû sortir mes lunettes de soleil. Dur de croire que le déluge était si proche. Finalement, j'ai rallié la gare pour prendre le train pour Marseille. J'ai vérifié que les trains pour le sud-ouest étaient toujours bloqués, ce qui était le cas, avant d'acheter mon billet pour l'aéroport. Le vendeur m'a proposé 12h16 et 12h34. Vu les évènements récents, j'ai préféré prendre un peu d'avance avec celui de 12h16. Etonnament, le train était à l'heure. Tout se passait bien, ca en devenait presque inquiétant. Le voyage était assez agréable: la jeune passagère à côté de moi à passé le trajet au téléphone en incluant dans 1 phrases sur deux des "putains de trop bons", des "putains de trop beau", des "putains de" tout, des "ça fait chiez", des "meufs qui kiffent"... Malheureusement, putain ca fait chiez, elle a perdu le réseau après 45 minutes. Rooo, ca m'a fait mal au coeur! Bon, arrivée à l'aéroport, le challenge était de faire passer mon bagage à main (puisque le vol n'incluait pas de bagage en soute) au contrôle de sécurité avec mon couteau suisse. Eh oui, je l'avais sur moi puisque je ne comptait pas prendre l'avion initialement. Je précise que j'ai tenté l'expérience uniquement parce que le risque de me faire emprisonner si le contrôleur voyait mon couteau me semblait négligeable à Marseille. Et puis j'avais dû faire la même chose à Malaga, ce qui s'était parfaitement passé. Enfin, avant ca, j'ai pu admirer l'aéroport où les hôtesses élégantes faisaient franchement décalées au vu du hangar bétonné et délabré dans lequel nous nous trouvions. Il paraît qu'il y a des travaux. J'ai donc passé le contrôle de sécurité sans problème et me suis retrouvée dans l'avion Ryanair. Les stewards et les hôtesses ne devaient pas avoir plus de 25 ans et ils ont passé le vol à se raconter leur sorties et leur histoires sentimentales. Mais ils étaient bien coiffés.

J'ai dessiné un mandala pour passer la peur et le temps tandis que ma chic voisine quincagenaire se faisait les ongles, reajustait ses nombreux bijoux et travaillait son mascara. Elle avait l'air atterrée de devoir subir ma vue de randonneuse mal vêtue à côté d'elle et quand je lui ai adressé un sourire, elle a dû se donner de la peine pour me sortir une sorte de grimace effrayée. Ca m'a beaucoup amusée.

Le vol s'est malgré tout bien passé et j'ai débarqué à Madrid. Une ville assez sympa, mais quelle foule! C'est encore pire que Londres. J'ai trouvé une auberge de jeunesse, une vrai cette fois-ci, puis suis répartie m'acheter à manger. Je suis allée à un marché couvert, mais c'était des halles de luxe puisqu'il n'y avait quasi que des traiteurs. J'ai pris une paella de légume et un jus de saica, un fruit d'Amazonie qui ressemble à une myrtille. Cherchant un peu le calme, j'ai continué à marcher pour trouver un banc où m'assoire. Mais c'est une denrée rare dans les villes espagnoles. Je me demande si c'est dans le but d'éviter que les touristes s'attardent trop. J'ai finalement trouvé un petit parc calme, avec vue sur la cathédrale, où j'ai mangé pendant que le soleil déclinait. Ne me restait plus qu'à rentrer dans mon dortoir pour vous envoyer ma chronique du jour. Au fait, ici il fait beau et 25 degrés! Le déluge est loin. Demain je visisterai la ville puis me rendrai probablement à Cuenca pour marcher. À bientôt!

Aéroport Marseille

Aéroport Marseille

Cathédrale au soleil couchant

Cathédrale au soleil couchant

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