Journée coco
Publié le 8 Avril 2014
Après notre traditionnel petit-déjeuner sur la terrasse, nous sommes partis pour le Piton Crève-Coeur. C'est une colline d'où l'on a une magnifique vue sur tout le sud de l'île. Cet randonnée est indiquée dans tous les guides et nous sommes en haute saison, raison pour laquelle lors de notre premier passage en voiture, nous avons manqué le panneau brisé et rouillé qui l'indiquait, puis nous n'avons pas croisé âme qui vive sur le sentier. J'en ai conclu qu'il n'y a vraiment pas beaucoup de touristes qui se rendent en Martinique...mais en repensant au fait que tous les avions à destination de Fort-de-France sont pleins 3x par jours, j'ai modifié ma conclusion. Je pense que nous devions être les seuls fous à faire de la marche par plus de 30 degrés. C'est dommage, je suis certaine que c'est excellent pour la santé physique et financière. Finalement, on transpire autant que dans un sauna, mais en plus c'est gratuit. Et la vue est plus belle que celle donnant sur des planches de bois. Même si c'est du beau pin finlandais. Nous avons ensuite ré-embarqué pour St-Anne, un charmant bourg connu pour son chemin de croix. Effectivement, pendant notre ascension (sur nos pieds) vers le sommet, nous avons doublé trois femmes qui lisaient des prières devant chaque station. En plus, elles étaient toutes plutôt jeunes...et noires. L'église, dimanche matin, était également remplie de paroissiens noires à 6h30 déjà. C'est étonnant de voir à quel point ils restent pratiquants. Je me demande quelle en est la raison. Malgré tout, une chose est sûre, on ne plaisante pas sur le chemin de croix, et ceux qui l'aurait oublié sont rappelés à l'ordre dès le départ.
Puis nous avons repris la marche de "grande anse des salines" à "anse Trabaud", en passant par la "savane des petrifications". C'est un paysage totalement incroyable, un croisement entre le sol lunaire et le Grand Canyon. Il y avait là une forêt de bois pétrifié, mais tout à disparu avec le temps et il ne reste qu'une plaine aride. Nous avons pique-niqué sur la plage puis nous sommes répartis dans l'autre sens. Je me suis mise en tête de ramasser les déchets que je trouvais sur le chemin, mais je me suis rendue à l'évidence...autant vider la mer à la petite cuillère. Et mon sac était déjà plein après 500m. C'est ca le problème, pour vider la mer il faut un autre récipient tout aussi grand pour la recevoir. De retour à la grande anse des salines nous avons rencontré des vendeuses de sorbet coco artisanal. J'en ai prise un gobelet et me suis délectée. Ca n'avait pas du tout le goût de noix de coco artificiel qu'on mange chez nous, mais un délicat parfum entre la lime et la pistache avec une douceur crémeuse. Tout en me léchant les babines, j'ai essayé de comprendre le mécanisme qui leur permettait de garder le sorbet au froid. Elles font tourner le sorbet dans un bac de sel, et cela le congèle. Vu ma tendance à manger sans sel, mon cerveau n'a pas eu la même chance que le sorbet et il risquait la surchauffe. Heureusement, l'océan nous attendait pour nous permettre d'y piquer une tête avant de rentrer avant de rentrer.




